Bouger en Douceur

Mes astuces pour jouer avec ses enfants sans se bloquer le dos

2026.08.31
Mal de dos et vie de famille : mes astuces pour jouer avec ses enfants sans se bloquer le dos

Un château de briques en plastique occupe tout le tapis du salon, jusque sous la table basse. Je suis à genoux dedans depuis un bon moment, penché en avant, et c'est en me redressant pour aller chercher le goûter que je sens ce pincement familier tout en bas des lombaires, du côté de mes vertèbres lombaires qui n'aiment pas ce genre de surprise. Le mal de dos et la vie de famille ne font pas toujours bon ménage, surtout un après-midi où les enfants réclament un géant capable de démolir la tour d'un coup de pied.

Je précise tout de suite que je ne suis ni médecin ni kiné, seulement un agent de la mairie qui passe ses journées assis derrière un écran à traiter des dossiers de voirie. Ce que je note ici, ce sont mes propres essais pour rester dans le mouvement sans finir coincé sur le canapé, rien de plus. Ce carnet contient aussi quelques liens vers des programmes que j'ai testés moi-même, et si vous achetez par ce biais, je touche une petite commission sans que votre prix change. Une douleur qui s'installe mérite un avis médical, pas mes notes de père fatigué.

Un père construit une tour de blocs colorés sur le tapis du salon, exemple de posture quotidienne pendant un jeu en famille
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Le tapis du salon n'a rien à voir avec une chaise de bureau

Passer la journée assis à traiter des dossiers, puis s'écrouler par terre pour un quatre-pattes improvisé, c'est demander un grand écart à un corps qui a oublié comment se plier. Je me suis souvent vu comme le père un peu raide, celui qui grince dès qu'il faut récupérer une petite voiture sous le buffet. Au bureau déjà, je m'oblige à me lever entre deux dossiers, quelques secondes debout, rien de plus, mais ça change la donne pour le reste de la journée. Un enfant de trois ans pèse en moyenne 14 kg, et le porter à répétition, souvent d'un seul bras pour ne pas renverser le bol de céréales, ça sollicite plus qu'on ne le pense.

Rester dans la même posture plus de quelques minutes, assis ou penché, c'est ce qui finit par me bloquer, alors j'ai fini par comprendre que la clé était de ne jamais m'installer trop longtemps dans une seule position. Cette histoire d'alterner, de ne pas se figer, c'est aussi ce qui m'a aidé à sortir du cercle vicieux de la douleur lombaire chronique au quotidien, à petite échelle, sans grande théorie derrière.

Jouer à l'avion avec les deux enfants à la fois

Un dimanche où il faisait beau et où les deux petits étaient surexcités, j'ai eu ce qu'on appelle un excès de confiance : faire l'avion avec les deux en même temps, bras tendus, un enfant sur chaque jambe repliée. Sur le moment on ne sent rien, le rire des enfants masque tout. Le soir même, j'étais allongé sur le tapis, incapable de préparer le repas, avec cette sensation de barre tout en bas du dos. Cet échec m'a rappelé que je ne suis pas un super-héros et que mon corps encaisse moins qu'avant, à l'époque de mes propres jeux d'enfant.

C'est après cet épisode que je me suis mis à suivre les conseils de l'accompagnement En finir avec les douleurs chroniques, pensé pour des gens qui veulent porter leur gamin ou faire leurs courses sans grimacer plutôt que pour des athlètes, et qui mise sur des gestes progressifs plutôt que sur l'effort intense. Le ton accessible m'a aidé, surtout les jours où je n'avais ni le temps ni l'énergie de réfléchir à ma posture.

Un petit tabouret bas et un coussin ferme posés sur le parquet, une astuce de mobilité douce pour jouer au sol sans mal de dos

Rester allongé plusieurs jours, ça marche vraiment ?

Ma première réaction, après ce genre de soirée, a longtemps été de rester allongé plusieurs jours pour laisser le dos se reposer complètement, en évitant le moindre geste brusque. Ça n'a jamais vraiment marché. Au bout de deux ou trois jours immobiles, je me relevais presque plus raide qu'avant, comme si le dos avait pris l'habitude de ne plus bouger et refusait de s'y remettre. Cette histoire de cycle entre la douleur et le repos forcé, je l'ai payée plus d'une fois avant de comprendre qu'elle ne menait nulle part.

Ce qui a fini par fonctionner, c'est presque l'inverse : bouger un peu, même mal, plutôt que d'attendre que la douleur disparaisse toute seule avant de reprendre. Pas de grand mouvement, juste ne pas laisser le dos s'installer dans l'immobilité.

Mes ajustements de posture quotidienne, position par position

Pour les sessions de jeu plus longues, j'ai remplacé la position en tailleur, qui m'arrondit le dos en quelques minutes, par un petit tabouret très bas ou un gros coussin ferme, histoire de garder le buste presque droit par rapport aux hanches sans que ce soit le bas du dos qui encaisse toute la courbe. La position du chevalier servant, un genou au sol et l'autre pied bien à plat devant moi, a aussi changé mes samedis : pour se relever avec un enfant dans les bras, ce sont les jambes qui travaillent, pas les lombaires qui tirent.

J'ai appris à vaincre la peur de bouger malgré une douleur chronique au dos en me forçant à de petits mouvements de bassin même assis par terre, histoire de garder la zone vivante plutôt que figée. Mes chaussures comptent aussi plus que je ne le pensais : rester pieds nus sur le parquet pendant des heures de jeu finit par remonter dans le dos, ce dont je parlais déjà dans mes notes sur l'impact de mes chaussures sur mes douleurs de dos quotidiennes, et depuis je garde de petites sandales avec un minimum de maintien les après-midi où l'on alterne entre debout et assis. Même l'installation du salon a fini par changer un peu, un tapis plus épais ici, un coussin qui traîne toujours là où on joue le plus souvent.

Quand les poussées dentaires changent toutes les règles

Il y a une situation où tous les conseils de posture volent en éclats : les poussées dentaires. Le petit dernier a traversé une période où il ne voulait plus jouer au sol, il voulait être porté, longtemps, de façon imprévisible, et on se retrouvait à marcher dans le couloir en pleine nuit, le dos cambré pour compenser le poids, avec une fatigue qui alourdit chaque geste. Là, l'ergonomie devient un luxe qu'on ne peut plus vraiment se permettre, on fait comme on peut.

Ces nuits ressemblent à une petite crise aiguë qu'il faut simplement traverser plutôt que résoudre point par point. Mon seul réflexe, c'est de changer de bras régulièrement et de m'appuyer contre le mur du couloir quelques secondes pour décharger le poids quand l'occasion se présente. Ces moments-là m'ont aussi montré l'intérêt d'avoir une routine de fond les jours normaux : un dos qui reste souple au quotidien encaisse mieux ces nuits de bataille.

Un père porte son enfant dans un couloir sombre pendant une poussée dentaire, gérer le mal de dos une nuit de vie de famille difficile

Le signal de chaleur, mon vrai baromètre

Une chose que j'ai appris à repérer, c'est cette sensation de chaleur diffuse qui apparaît dans le bas du dos après une vingtaine de minutes de jeu un peu intense. Ce n'est pas encore une douleur, juste un signal que la zone commence à saturer, et c'est devenu mon vrai baromètre, plus fiable que n'importe quelle horloge dans la tête. À ce moment-là, je change d'activité ou je me lève chercher un verre d'eau, sachant que boire assez d'eau aide à garder un dos en santé, même si ça paraît trop simple pour être vrai.

Cette chaleur qui détend plutôt que la douleur qui bloque, je m'en sers pour décider si je continue la partie de Lego ou si je m'arrête là. Je ne fais plus de cascades, je ne porte plus les deux enfants en même temps pour faire l'avion, et je ne m'en porte pas plus mal : je joue même plus longtemps qu'avant, parce que je ne finis plus mes séances sur les rotules.

Un homme boit un verre d'eau face au coucher de soleil, pause de posture quotidienne après une séance de jeu avec ses enfants

Anne-Sophie, la question qui revient à chaque samedi

Ma voisine du dessous, Anne-Sophie, m'a vu un samedi en train de ramper entre deux forts en coussins pour récupérer une figurine, et elle m'a lancé, très directe comme toujours : pourquoi je ne prenais pas simplement mon temps au lieu de me jeter par terre comme ça. Bonne question, à laquelle je n'ai pas vraiment de réponse toute faite, sauf que jouer avec ses enfants ne se planifie pas comme une séance d'étirements.

Vers la dixième semaine de ces notes, il y a eu ce moment très ordinaire, en sortant du siège arrière de la voiture après avoir installé un enfant : le dos a suivi le mouvement tout seul, sans que j'aie besoin de bloquer quoi que ce soit ni de me retenir au montant de la porte. Rien de spectaculaire, juste un geste qui ne demandait plus de réflexion. Marcher davantage dans la journée a sans doute aidé aussi, même si ça, c'est un autre carnet. Si je devais résumer ce que je retiens de tout ça, ce serait simplement ceci : ce n'est pas la position parfaite qui protège le dos, c'est le fait de ne jamais rester coincé trop longtemps dans la même.

Si votre dos grince un peu trop dès que vous passez du temps avec vos enfants, ou que la journée de bureau vous laisse trop raide pour en profiter le soir, l'accompagnement En finir avec les douleurs chroniques reste ce qui m'a le plus aidé à remettre un peu d'huile dans les rouages sans compliquer ma vie, avec des gestes pensés pour le quotidien plutôt que pour la performance. Pour une vision plus large de la forme générale, le programme BOOSTEUR DE SANTÉ est aussi une piste à explorer à son rythme, même si je le trouve plus généraliste, moins centré sur le mouvement du quotidien que ce que je cherche moi-même.

Ce soir, le dos est là, je le sens un peu, mais il ne hurle pas, et je repense à la question d'Anne-Sophie en me disant qu'elle n'avait pas tout à fait tort. Construire un château de briques sans avoir peur de ne pas pouvoir se relever, c'est déjà une belle victoire de père.

À savoir : Ce site est publié à des fins d'information et de divertissement uniquement. Je ne suis ni médecin, ni conseiller financier, ni avocat. Demandez l'avis d'un professionnel avant de prendre toute décision relative à votre santé ou à vos finances.